Tout d’abord il faut rappeler que ce phénomène est caractéristique de nombreux pays africains mais aussi d’autres continents. La raison la plus couramment évoquée est fiscale. Il s’agit d’une sorte de tour de passe-passe consistant à ne pas déclarer la fin des travaux pour éviter de s’acquitter des taxes d’habitations et autre impôts fonciers.
A cette tentative de contourner la législation fiscale s’ajoute, au royaume chérifien, un facteur socio-économique lié aux matériaux de constructions.
Aujourd’hui, le ciment, dans toutes ses déclinaisons, et, dans une moindre mesure, la brique de terre cuite, se sont largement répandus pour deux raisons principales : ces matériaux rendent possible la construction par étape (facteur économique) et, en les utilisant, les nouvelles générations, veulent s’émanciper des bâtiments traditionnels en terre, jugés trop « archaïques » et attester ainsi de leur réussite sociale (facteur sociétal).